Une alarme seule fait du bruit et vous envoie une notification. Si vous êtes absent ou injoignable, personne ne réagit. La télésurveillance comble ce manque : chaque alerte part vers un centre où un opérateur la traite, de jour comme de nuit, week-ends et jours fériés compris. Voici comment cela fonctionne, ce que la loi encadre et ce qu'il faut vérifier avant de signer, pour un logement ou un commerce des Hauts-de-Seine.
Comment fonctionne la télésurveillance, étape par étape
- Un détecteur se déclenche : ouverture d'une porte, mouvement dans une pièce, bris de vitre, fumée.
- La centrale transmet l'alerte au centre de télésurveillance, par internet et, en secours, par le réseau mobile.
- Un opérateur reçoit l'alerte avec ce qu'il faut pour la comprendre : type d'événement, zone concernée, consignes du client.
- Il effectue la levée de doute : appel aux personnes désignées, écoute du site ou consultation des images si des caméras sont reliées.
- Si l'intrusion est confirmée, il prévient la police ou la gendarmerie, ou envoie un agent si le contrat le prévoit.
- Un compte rendu est enregistré et transmis au client.
Tout l'enjeu est à l'étape 4. Un opérateur qui voit les images distingue rapidement un cambrioleur d'un chat ou d'un courant d'air.
La levée de doute : ce que dit la loi
L'article L613-6 du code de la sécurité intérieure juge injustifié tout appel des forces de l'ordre par une entreprise de surveillance à distance qui n'a pas été précédé d'une levée de doute, c'est-à-dire de vérifications sur la réalité des indices d'un crime ou d'un délit. L'administration peut alors prononcer une sanction pouvant atteindre 450 € par appel injustifié.
Une circulaire du ministère de l'Intérieur du 26 mars 2015 précise la procédure. Son but est double : limiter les déplacements inutiles des policiers et des gendarmes, et protéger les télésurveilleurs des sanctions. La vidéo est le moyen le plus direct de lever le doute : un opérateur qui voit le site sait vite à quoi il a affaire.
Qui a le droit de télésurveiller ?
La surveillance à distance de biens est une activité privée de sécurité, soumise à l'autorisation du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). En revanche, le CNAPS le précise lui-même : l'installation de systèmes de télésurveillance n'est pas une activité privée de sécurité.
Concrètement :
- le centre de télésurveillance doit être autorisé par le CNAPS : demandez son numéro d'autorisation ;
- l'installateur de l'alarme n'a pas besoin de cette autorisation pour poser le système. S'il met en avant une autorisation du CNAPS, elle porte sur une activité de télésurveillance, pas sur la pose.
La certification et la norme à demander au centre
Deux références permettent de vérifier un centre :
- La certification APSAD, selon le référentiel R31. Délivrée par le CNPP, elle vérifie notamment la continuité du service, la protection des informations, le traitement des alarmes et le personnel. Elle porte sur des architectures de centre classées P2, P3 et P5, et le CNPP publie la liste des télésurveilleurs certifiés. Notre article sur le niveau APSAD P3 en télésurveillance détaille ce niveau.
- La norme NF EN 50518. Publiée en août 2019, elle fixe les exigences minimales des centres de contrôle et de réception d'alarme : conception, construction, alimentation électrique, gestion des alarmes, exploitation et personnel.
Votre assureur peut exiger l'une ou l'autre : lisez la clause de votre contrat avant de choisir.
Transmission : pourquoi il faut un canal de secours
Une centrale reliée seulement à la box internet ne prévient plus personne si la box est coupée, volontairement ou non. La parade est simple : un second canal indépendant de la box, par le réseau mobile, grâce à une carte SIM dans la centrale. Certaines centrales vont plus loin : la centrale Hub 2 Plus d'Ajax, par exemple, combine quatre canaux, Ethernet, Wi-Fi et deux cartes SIM.
Au moment du devis, demandez par quels canaux l'alerte part et ce qui se passe si l'un d'eux tombe.
La télésurveillance dans les Hauts-de-Seine
En 2025, la police et la gendarmerie ont enregistré 3 847 cambriolages de logement dans les Hauts-de-Seine, soit 4,6 pour 1 000 logements. C'est 21 % de moins qu'en 2024, et moins que la moyenne française (5,6 pour 1 000 logements). Les écarts entre communes restent forts : les volumes les plus élevés sont à Rueil-Malmaison (256), Antony (251) et Colombes (250), et six communes sont en hausse, dont Suresnes (+32 %) et Nanterre (+12 %). Notre article sur les cambriolages dans les Hauts-de-Seine, ville par ville donne le chiffre de chaque commune.
La télésurveillance se justifie surtout quand personne ne peut réagir vite : commerce fermé la nuit, résidence secondaire, logement vide pendant les vacances, ou propriétaire souvent en déplacement.
Les questions à poser avant de signer
- Quel est le numéro d'autorisation du CNAPS du centre ?
- Le centre a-t-il la certification APSAD, et à quel niveau ? Est-il conforme à la norme NF EN 50518 ?
- Comment se fait la levée de doute : appel, écoute, vidéo ?
- Un agent peut-il être envoyé sur place, dans quel délai et à quel coût par intervention ?
- Quelle est la durée d'engagement, et quel est le préavis de résiliation ?
- Le matériel vous appartient-il, ou est-il loué ?
Pour comparer avec une alarme sans abonnement, voyez notre comparatif alarme sans abonnement ou télésurveillance.
Ce que fait Supra Sécurité
Nous installons l'alarme, Ajax pour l'intrusion et Dahua pour la vidéo, et le matériel vous appartient à 100 %. Nous reprenons aussi les alarmes existantes quand elles ne sont pas trop anciennes. Nous intervenons partout dans les Hauts-de-Seine, à Paris et dans le reste de l'Île-de-France, 7 jours sur 7. Le détail est sur notre page télésurveillance.
Vous voulez poser une alarme dans le 92, ou reprendre en main celle que vous avez ? Nous étudions votre logement ou votre commerce et vous disons ce qui peut être gardé.
Demander un devis gratuit

